Dans The Intercept Naomi Klein pose l’enjeu de la stratégie sociétale post-crise : “We face real & hard choices between investing in humans and investing in technology.

Vision un peu manichéenne pourrait-on reprocher mais qui semble nécessaire au regard de l’influence des lobbies technologiques aux USA.

Parmi les défenseurs de la technologie comme pharmakon Eric Schmidt, ancien Executive Chairman d’Alphabet Inc. et aujourd’hui au conseil de 2 puissantes instances : le Defense Innovation Board (qui conseille le Department of Defense) et la National Security Commission on Artificial Intelligence (qui conseille le Congrès).

L’homme – à qui l’on doit le fameux “If you’ve got nothing to hide, you’ve got nothing to fear” et qui est aussi, avec Bill Gates, conseiller de Cuomo (l’acutel Gouverneur de l’état de New York) – voit dans la crise actuelle l’opportunité de faire sauter toutes les digues (protection des données et de la vie privée) et “menaces” (inquiétudes de la population, lois anti-trust) pour enfin permettre à la Silicon Valley de réaliser son rêve technologique et rivaliser avec la Chine à armes égales (i.e. en autorisant l’utilisation massive des données des citoyens).

Alors que ces hommes prônent le tout “télé” (télé-médecine, télé-travail, télé-enseignement,…) la journaliste pose la question de l’investissement dans “l’humain” pour résoudre les défis auxquels nous sommes confrontés.